Qui sommes-nous ?
L'Association SOS CHATS a été constituée le 1er novembre 1985. Nos statuts sont à votre disposition sur le site. Nos buts  sont l'aide aux chats en détresse, en particulier le recueil de chats abandonnés, nés dans la nature, mal soignés, battus, malades. Notre refuge, sis à Noiraigue, dans le canton de Neuchâtel (Suisse) s'occupe actuellement de plus de 300 chats.
Mais quoi de mieux pour décrire nos activités que de reprendre un article de presse publié sur notre association.

"LES MATOUS AUSSI ONT LEURS MERES TERESA....

Un jour, elles ont décidé de consacrer toute leur vie aux chats. Des chats errants, des chats battus, des irrécupérables qu'elles soignent, vaccinent et, surtout, qu'elles aiment."

..c'est ainsi que le journal l' Illustré titrait, dans son édition du 9 septembre 1998, l'article de Patrick Baumann consacré à notre refuge et dont nous citons ci-dessous quelques extraits.

"Chat-lu. Moi, c'est Caballe, femelle tricolore arrivée hier à SOS CHATS, cet endroit unique en Suisse et en Europe réservé aux matous les plus associaux dont même les SPA ne veulent pas. C'est une ferme à Derrière-Cheseaux, à quelques griffes de Noiraigue, collée aux flans du Creux-du-Van où nous sommes aujourd'hui 308 à chat-huter gentiment.

Vous ne me verrez pas sur la photo parce que je suis encore en quarantaine dans la pièce réservée aux nouveaux arrivants, alors que les autres se partagent toute la maison et un chouette parc clôturé de 2000 mètres carrés.

J'ai passé les premières heures cachée sous le divan. "Un cas désespéré", ont dit mes anciens propriétaires à Tomi Tomek ma nouvelle maîtresse. Même la SPA du Valais a refusé de me garder prétextant que j'étais une tigresse associale compromettant dangereusement la sécurité de l'Etat. Pourtant, quatre heures après mon arrivée, regardez-moi: je ronronne déjà sur le ventre de Tomi et j'adore ses chat-touilles. Il paraît que mes anciens maîtres refusent de croire que je n'ai même pas lancé un tout petit coup de griffes!

Tomi Tomek et son amie Elisabeth Djordjevic, les fondatrices de SOS CHATS, n'en sont pas à un miracle près. D'ailleurs les deux amies surnommées par nous les soeurs Chat-rité, sont persuadées que c'est l'esprit du lieu qui imprègne les nouveaux arrivants. Chat-pristi! Imaginez un pénitencier de haute sécurité où on mélangerait les délinquants les plus dangereux.

Ou un asile qui mettrait à la même table schizophrènes et épileptiques.

Ici, ce ne sont pas moins de 308 de mes congènères au passé tourmenté qui mangent dans la même gamelle, et pourtant les coups de griffes ne sont jamais mortels, même s'il y en toujours de plus chat-ligauds que d'autres.

Comme si, allez chat-voir pourquoi, à force d'amour et d'attention, les minifauves les plus irréductibles se transforment en chatons.

Ici, à chaque chat son chagrin: Born to be, l'abyssin lièvre abandonné pour son délit de laideur, s'est fait un copain d'Ali Khan, un siamois oriental qui vivait avec des drogués qui le shootait régulièrement aux champignons hallucinogènes. Shanti, élevée par un couple ee chat-do maso, à mis du temps à ne pas trembler à la vue du cuir ou d'un bâton.

Mister, la terreur de Lausanne qui attaquait des matous bourgeois et qui exigea trois personnes pour la maîtriser, copine avec Ronaldo (arrivé en plein championnat du monde); Sinead et O'Connor sont inséparables. Aranxa, Sanchez et Vicario attendent une Martina et une Hingis, alors qu'Orion, jeté contre un mur par son maître qui lui a fracassé la mâchoire, n'a pas besoin de miauler ukrainien pour se faire comprendre des six matous que SOS CHATS a sauvé de griffes d'une usine de Kiev. Qui, après les avoir affamés, s'apprêtait à les dépecer pour en faire des chaussures italiennes.

 Autant de chats battus, traqués, malades, autant de fauves névrosés, caractériels, perdus pour la confiance, pacifiés à force d'amour et d'attention.

"Personne ne s'intéresse aux chats implaçables par qu'il y en a trop, dit Tomi. Mais ils font partie du monde, et si on détruit une partie du monde, on détruit le monde." (...)

En 1981, quand elles se sont installées, Tomi et Elisabeth n'imaginaient pas qu'elles allaient devenir les Mère Teresa de la gent féline. Imaginez: 6 chats en 1981, 88 en 1988 et 240 en 1994.

Levées aux aurores, mes patronnes ne chôment pas. Une dizaine de lessives par jour pour traquer les moindres microbes sur les couvertures, 100 litres de litière à changer journellement sans compter les soins à donner à tous ceux d'entre nous atteints de FIP (péritonite infectieuse), de coryza ou de FIV, appelé ausi le sida du chat. Ceux-ci vivent séparés dans un endroit de la maison. Tomi et son amie ont toujours refusé de les euthanasier car ils ne sont pas dangereux pour l'homme. Mieux, elles ont même réussi à en guérir quatre. Un éminent professeur du Tierspital est d'ailleurs en contact avec elles. Pensez donc: deux femmes qui partagent la vie de 308 chats, c'est du petit-lait pour les chercheurs qui étudient notre féline psychologie. (...)

Bien sûr, il y en a qui s'étonnent qu'on puisse consacrer sa vie pour des chats plutôt que pour vous, amis, humains. Tomi sort ses griffes si on l'embête à ce propos. "A Berlin, d'où je viens, j'ai passé ma vie à défendre les femmes, les enfants battus ou violés. Avant d'être mise à l'AI, il y a six ans, pour un bras handicapé (une opération ratée), je travaillais comme éducatrice avec des drogués. Aujourd'hui, j'ai choisi les chats. Ca ne m'empêche pas de rester ouverte sur le monde".

Au début, mes patronnes avaient vraiment tout contre elles. Un nom étranger, un sexe dit faible et une inclinaison au végétarisme.

 

Les archives de la presse locale regorgent d'articles sur leurs dêmélés clochemerlesques comme avec cet agriculteur qui les a traitées de sorcières et qu'elles ont traîné au tribunal (...).

Finalement, en 1989, grâce à une émission TV de Pierre Gisling (...), Tomi et Elizabeth ont fini par fumer le chat-lumet de la paix avec la région. Qui a découvert que mes patronnes faisaient un boulot épatant. "Bravo" leur a écrit Brigitte Bardot, relayée par Edmond Kaiser, Franz Weber, l'Aga Khan, Lolita Morena. (...)

"Notre vie, ce sont les chats, lance Tomi presque dans un cri. Sans eux j'aurais déjà fait une dépression dans les moments les plus difficiles".

Il va falloir vous quitter, ma quarantaine se termine. Si vous vous demandez comment font mes deux patronnes pour nouer les deux bouts (on coûte par paire de moustaches dans les 40 francs par mois, sachez qu'elles ont instaurés un système de parrainage qui concerne pour l'instant une soixantaine de chats et que je suis une filleule très acceptable.

L'autre jour, une copine psychiatre a dit à mes patronnes "Ici vous pouvez vivre tous les sentiments: la joie, les cris, l'amour et le chagrin: vous n'aurez jamais besoin de thérapie!". Un beau compliment non? Tcha...o !" 

Nous espérons que les extraits de ce reportage vous auront permis de connaître un peu mieux notre association.

Pour en savoir encore plus, visitez les pages présentant les photographies du refuge et de nos compagnons.

Nous vous remercions d'ores et déjà pour tout le soutien, quelle que soit sa nature, que vous pourriez nous apporter et qui nous aidera à mener notre mission à bien.

 

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